L'amour est une pratique!

En ce mois de la Saint-Valentin, je voulais te parler d’amour. Pas de l’amour entre deux partenaires amoureux, mais plutôt de Metta, l’amour-compassion. Mais qu’est-ce la compassion exactement? La compassion, ce n’est pas seulement d’accepter et de compatir avec la souffrance d’autrui, cela s’appelle la sympathie. Ce n’est pas non plus ressentir la joie ou les souffrances des autres comme si c’était les tiennes, cela s’appelle l’empathie. La compassion, c’est de l’amour offert à ceux qui souffrent. C’est de chérir les êtres vivants et d’avoir le désir de mettre fin à leurs souffrances. C’est une force positive qui nous pousse à agir au service des autres, que ce soit par une simple prière, une méditation, ou des gestes concrets. Au lieu de générer un sentiment d’impuissance face à la douleur des autres, elle crée plutôt un sentiment de bien-être lorsque l’on souhaite sincèrement ce qu’il y a de mieux pour eux. Un amour de cette nature est donné librement, sans rien demander en retour.

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Selon le bouddhisme, et bien d’autres traditions, aussi bien que pour les scientifiques qui l’ont étudié, la compassion est le sentiment le plus positif et bénéfique qui soit. La pratique de la compassion crée non seulement un sentiment de bonheur, mais des études cliniques ont démontrées qu’elle stimule les neurones du cerveau à se réorganiser de la même façon que développer son attention (par la méditation) le fait.

En ce qui me concerne, je n’ai pas besoin de preuves scientifiques pour comprendre que la compassion est bonne pour moi autant que pour ceux envers qui je la ressens.  Pour développer plus de compassion, j’aligne mes pensées et mes actions avec mon centre (ma conscience ou mon essence), qui est pure bienveillance et tranquillité.  Pour m’aider, je pratiques parfois la méditation de la compassion traditionnelle, telle qu’enseignée par bouddha (il y en a plusieurs versions gratuites disponibles sur internet). Ensuite, cela peut vouloir dire laisser tomber mon besoin d’avoir raison, pour opter pour la paix et l’acceptation de l’autre. Je peux aussi choisir d’abandonner les jugements, et les croyances négatives qui sont à leur source. Travailler à être plus consciente, observer et accepter les pensées et les émotions qui passent, m’aide à créer un temps d’arrêt entre les évènements de la vie et mes réactions, ce qui permets de me traiter, et des traiter les autres avec plus de gentillesse, de douceur, moins de sévérité, moins de jugement, plus de bonté et d’ouverture.

Quel est ton dialogue intérieur habituel? Quelles sont les croyances que tu as envers toi-même et le monde qui t’entoure? Quels sont les jugements que tu poses constamment à ton égard? Es-tu dur(e) envers toi-même? Crois-tu que la vie est dure? Te donnes-tu le temps de te reposer quand tu en as besoin, ou cherches-tu constamment à te pousser? Prends-tu soin de toi? T’accordes-tu du temps, tout simplement? La pratique de la compassion commence par soi-même. Lorsque nous ressentons profondément la compassion, nous pouvons faire fondre et dissiper notre souffrance et celle des autres, car notre cœur est une machine de transformation extraordinaire, et l’amour est son moteur.